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© 2014

Histoires d'IELLES, une exposition du Castor Magazine

Un mois d'androgynie et de féminismes en tous genres au Centre Montgallet

Deux ans après ses interventions au Pavillon des Canaux et à ÆHESS, Le Castor Magazine présentait tout au long du mois de mars l'exposition « Féminismes en tous genres : Histoires d'IELLES » au Centre Montgallet (Paris, 12e).

Pour son exposition du 5 au 30 mars 2018, Le Castor proposait des créations sur les thèmes de la subversion sexuelle, des féminismes en tous genres. Les productions, de tous styles mêlés : illustrations numériques, photographies, peinture, textes, permettaient de découvrir un patchwork d’artistes féministes (Rita Renoir, Sue Rynski, Pam Méliee Sioux, Adèle Védrines). Le public sillonnant le Centre Montgallet voyageait ainsi d’un médium à un autre, à travers un kaléidoscope d’œuvres ambiguës : silhouettes androgynes, profils et visages insaisissables, jouant avec les codes vestimentaires et déjouant les identités de genre.

Un vernissage sorore et multicolore

L'un des slogans souvent employé par Le Castor : « Féminisme, Insurrection », résume les objectifs et modes d'action du webzine depuis sa création en 2014. Organiser une exposition collective, c'était associer poésie et militantisme, s'engager à travers les formes et les couleurs pour l'égalité femme/homme et la visibilité queer. Ces revendications auront propagé une atmosphère sereine, dynamique et sorore, pendant le vernissage. Malheureusement, elles auront aussi été la cible d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux. A jouer avec les normes et les catégories de genre en échangeant salopettes, robes et perruques, on oublierait les patrouilles de trolls et de parasites caricaturaux prêts à balancer leurs logorrhées fielleuses, protégés par l'anonymat que confère Internet...

Pour son vernissage le 17 mars, Le Castor organisait donc différents ateliers pour faire la peau au patriarcat : écriture inclusive, sérigraphie, et donner à entendre les arguments poétiques et dissonants du groupe punk féministe VĖRSįNTHË 99. Paris gagné, l'autrice et comédienne Typhaine D a mis une ambiance incroyable, dans son personnage de Grande Chaperonne Rouge. A ses derniers mots : « Chaperonnes, reprenons la forêt ! », l'Hymne du MLF version punk-rock retentissait et un petit groupe d'IELLES pogotait fougueusement. Après une heure de concert, les plus politisé.e.s se sont retrouvé.e.s lors d'un atelier sur « la féminine universelle », animé par Typhaine D. IELLES ont pu réécrire Brassens en le féministant (un peu) et chanter leur création avec quelques membres de VĖRSįNTHË 99. Vers onze heures du soir, les plus endurant.e.s ont participé à l'atelier du collectif l’Établi et sont reparti.e.s avec leur sac sérigraphié du Castor Magazine.

L'autrice et comédienne Typhaine D

Photo : Centre Montgallet

VĖRSįNTHË 99

Photo : Sue Rynski

L'atelier d'écriture inclusive

Photo : Centre Montgallet

L'exposition collective

Photo : Centre Montgallet

Le groupe riot grrrl VĖRSįNTHË 99

Photo : Dany Sevestre

VĖRSįNTHË 99

Photo : Gaëlle Koukou

L'atelier de sérigraphie

Photo : Centre Montgallet

L'exposition collective

Photo : Centre Montgallet