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© 2014

Gisèle Halimi

J’ai découvert Gisèle Halimi devant ma télévision un soir. Elle, si combattive devant l’horreur, aux côtés de deux femmes violées. Elle est de ces femmes qui changent un monde, qui se battent au-delà de ce qui semblait possible. Au procès de 1978, où trois violeurs étaient jugés pour avoir fait subir des atrocités à deux jeunes femmes venues voyager en France, elle a tout donné. Grâce à cette rage de combattre les injustices, Gisèle, l’avocate, a gagné un pari fou pour l’époque : faire juger les viols en tant que crimes et non plus comme simples délits. Parce que oui, le viol est un crime, une mort sans cadavre, un traumatisme immense.
En fouillant un peu plus sur Gisèle Halimi, je me suis rendue compte qu’elle n’en était pas à sa première bataille, à son premier combat pour les femmes. Procès de Bobigny, 1972, elle défend une jeune fille de 16 ans, tombée enceinte à la suite d’un viol. Elle a avorté clandestinement, aidée par sa mère et des amies, elles se retrouvent toutes devant un tribunal. Gisèle Halimi obtient la relaxe pour tout le monde et ce procès aidera Simone Veil à faire promulguer la loi sur l’IVG en 1975.
Elle est de ces femmes qu’on ne peut oublier, qui restent dans un coin de la tête quand il est temps pour nous de faire face à des injustices. Elle nous donne l’envie de nous révolter et d’aller jusqu’au bout de cette révolte car elle est la preuve que nos combats ne sont pas vains. 

Anna Circé

Février 2020