Mutante

"Je me sens plus bigenre que bisexuelle. Je me sens comme un camionneur pédé emprisonné dans le corps d'Amy West. Et puis il y a la violence. Le sexe en tant que violence. C'est important venant d'une jeune fille qui a été abusée. Et pas seulement dans sa famille, mais se sentant abusée par le patriarcat en général. On commence à être abusée dans l'unité familiale, le noyau cosmique d'une organisation fasciste. Puis ensuite, par le monde, qui est une organisation patriarcale et fasciste. On est toujours baisé par les dictateurs. Et puis par Dieu, le salaud, le père ultime. Là-dessus, il y a vraiment de quoi se rebeller. On utilise le sexe comme une arme, le sexe comme une forme de rébellion. Le sexe comme plaisir de la rébellion ultime. Mais aussi comme instrument de vengeance. De vengeance contre non seulement les mâles de l'espèce, mais les rôles qu'on est obligé de jouer, qu'on soit homme ou femme. J'essaie d'éliminer cette division, de la changer, la faire foirer, la baiser, la retourner. Et là, le camionneur pédé qui est en moi a besoin de sortir pour baiser. Et c'est pas forcément joli à voir."

- Lydia Lunch, Tracks, 2015

Béa, septembre 2017

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