Nuages

 

 

 

J’ai escaladé leurs crêtes bleutées
Par des chemins écrasés de lumière
Des troupeaux de chèvres somnolaient
Leurs poils avaient l’odeur de la terre

Je marchais jusqu’à la transe
Entendant les plaintes des absents
Qui fatalement se perdaient
Alors mes pieds frappaient le sol
Et mes mains brassaient l’azur

La sueur était comme une eau-de-vie
Légèrement aqueuse, amère et poisseuse
Sur les flots une oie sauvage s’est posée
Sorties de l’éther nous avons gagné la rive

La geôlière des oiseaux passait en ricanant
Les clés qu’elle portait teintaient à sa ceinture
D’étranges pentagrammes avalaient le jour.

 

 

 

 

Poème et dessin : La Crevette

Février 2020

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